Construits pour défier le temps et s'élever vers le ciel, les édifices religieux portent en eux une atmosphère particulière. Quand l'homme s'en retire, que reste-t-il du sacré ? La lumière traverse toujours les vitraux brisés, projetant ses couleurs sur des autels couverts de gravats et des bancs envahis par le lierre. Même pour l'esprit
le plus rationnel, il est difficile de ne pas baisser la voix sous ces voûtes. C'est le spectacle d'une foi matérielle
en ruine, où la poussière remplace l'encens, et où la nature s'infiltre doucement pour devenir la nouvelle
maîtresse des lieux.
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