Il y a des lieux conçus pour contraindre, punir, ou trancher. Dans les tribunaux désertés ou le long  des coursives de prisons vides, l'architecture elle-même impose son autorité. Les portes blindées, les barreaux, les salles d'audience... L'air y semble toujours plus lourd qu'ailleurs.
On imagine les existences qui ont basculé ici, les portes qui se sont refermées, les mots prononcés qui ont scellé des destins. L'abandon
 de ces lieux de pouvoir crée un vertige étrange : la loi a déserté, laissant l'autorité se déliter, peu à peu vaincue par l'humidité et l'oubli.
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